sécurité avalanche, développement durable, Argentière 74

Les "zones jaunes" et leurs conséquences

Le guide méthodologique ‘’PPR A ‘’ précise ces zones jaunes : « celles qui sont sous l’emprise de la seule Avalanche Maximale Vraisemblable…, sur lesquelles il peut y avoir des prescriptions urbanistiques visant les équipements nécessaires à l’organisation de l’éventuelle évacuation et…la gestion des situations dangereuses. Y seront notamment interdit les nouveaux Etablissements Recevant du Public (ERP) avec hébergement qui ne posséderaient pas de zones de confinement sécurisées, ainsi que des bâtiments utiles à l’organisation des secours. »
- ref. déclaration du Gouvernement au Sénat
- question sensible du fait de son impact sur le foncier

Cette notion apparaît clairement dans les cartes des aléas.
Après de nombreuses démarches et actions de l’AIRAP (voir site) cette notion devrait apparaître au niveau des cartes réglementaire avec, comme règles :
- Rares limitations en matière d’urbanisme,
- Obligation d’informer les propriétaires et locataires des programmes les concernant en matière d’évacuation (alerte téléphonique )
- Prise en compte dans les PCS (Plan Communal de Sauvegarde )

Nous donnons ci-dessous, deux extraits qui permettent de cerner les enjeux autour de cette notion :
Lors d’un séminaire fin 2003, Fred Berger, Ingénieur au Cemagref, Jean-Marc Bonino, Directeur du service urbanisme, aménagement et montagne à la mairie de Chamonix et Jérôme Liévois, Géologue au service RTM ont écrit :

……………..il s’agit ici d’appliquer ce qui est décrit en détail dans le guide méthodologique pour la réalisation des PPR avalanches qui en cette fin d’hiver 2003 est en phase de validation par les quatre ministères concernés.…………………Le Guide méthodologique PPR avalanches préconise la création de zones dites d’ Avalanche Maximale Vraisemblable (AMV ), zones à l’intérieur desquelles le risque n’est pas considéré comme suffisant pour justifier de prescriptions constructives, mais dans lesquelles des mesures de mise en alerte et d’évacuation doivent être prévues pour faire face à d’éventuels événements exceptionnels. Nous exprimons ici les plus grandes réserves à l’égard d’une telle proposition. Sa mise en œuvre va en effet se heurter à des difficultés majeures :
- à partir de quand doit on décider de l’application de mesures d’alerte et d’évacuation et quels seront les critères à appliquer pour fonder un tel processus étant entendu que toute mesure non confirmée par un événement affaiblit la crédibilité de son auteur aux yeux du public affecté ? S’ agissant de phénomènes considérés comme exceptionnels et sur lesquels peu d’ éléments de référence seront disponibles et utilisables, il sera particulièrement délicat de statuer de façon parfaitement éclairée et argumentée.
- à la lumière de l’expertise réalisée sur le site du Brévent, l’étendue territoriale d’une telle zone apparaît considérable avec une population concernée très importante ( estimée entre 800 et 1000 personnes environ en période touristique pour ce seul couloir, en incluant bien entendu les zones habitées et classées en zone bleue, voire rouge). Si l’on songe à l’ ensemble des personnes susceptibles d’être concernées sur tout ou partie du territoire communal, il apparaît indispensable de traiter en amont les questions relatives aux publics visés par ces mesures, les messages à faire passer, les comportements à préconiser…A tout le moins, nous considérons donc que ce concept et ses modalités d’ application méritent d’être précisés.

En janvier , Isabelle Madesclaire ( Urbasite MontBlanc) écrit :

Une bonne nouveauté : fin janvier tous ceux qui sont situés en zones rouges et beues du PPRA ont reçu une demande du Maire de Chamonix Eric Fournier, pour qu’ils se signalent en vue d’une alerte dans le cadre du Plan Communal de Sauvegarde.

Cela indique le sérieux apporté à ce plan PCS qui devra organiser l’évacuation des habitations exposées. Loin de semer la panique, cela rassure. D’autant plus que les personnes situées en zone d’aléa maximal vraisemblable AMV, dite aussi zone jaune, sont également destinataires de cette lettre.

En effet, cet Alea Maximal (AVM) rappelle la mémoire d’événements plus que centenaires, et il n’a pas été inscrit dans la carte réglementaire. Le guide méthodologique national est pourtant clair sur ce point.
Rappelons que si les zones jaunes avaient existé à l’époque, la catastrophe humaine de l"avalanche de Montroc en 1999" aurait été évitée.

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